Anglicisme flou, concept parfois galvaudé, le “media training” est souvent perçu comme un outil accessoire, réservé aux communicants ou aux figures médiatiques aguerries. Et pourtant, pour de nombreux professionnels, préparer une interview peut devenir une véritable levier stratégique.
Dans la vie professionnelle réelle, parler aux médias n’est pas une option abstraite. C’est une situation concrète, récurrente, parfois subie, parfois recherchée. Un chef d’entreprise confronté à une actualité judiciaire ou sociale. Un dirigeant en quête de visibilité ou de reconquête d’opinion. Un avocat pénaliste attendu à la sortie d’une audience sensible. Un officier de police ou de gendarmerie sollicité pour commenter un fait divers, une opération ou un événement de terrain. Une institution exposée lors d’une crise sanitaire, d’un mouvement social ou d’une polémique publique.
Dans tous ces cas, la rencontre avec les médias n’est pas théorique. Elle est immédiate, souvent contrainte par le temps, l’émotion, la pression de l’actualité. Et elle laisse une trace.
Très souvent, cette prise de parole devient une occasion manquée. Un discours hésitant, trop technique ou trop prudent. Des messages dilués, sans angle clair. Une posture défensive, mal à l’aise, qui n’imprime rien. L’intervention passe, l’article est publié, le reportage diffusé… et l’interlocuteur est aussitôt oublié.
À l’inverse, il arrive qu’un professionnel devienne, presque malgré lui, une source identifiée, crédible, fiable. Quelqu’un que le journaliste rappellera. Quelqu’un dont la parole est claire, structurée, exploitable. Quelqu’un qui inspire confiance, même dans la complexité ou la contrainte. C’est souvent là que tout se joue.
Le media training n’a rien d’un formatage artificiel. Il ne s’agit pas d’apprendre à “faire le show”, ni de réciter des éléments de langage. Il s’agit d’apprendre à parler juste, avec maîtrise et sérénité, dans un cadre médiatique qui obéit à ses propres règles. À comprendre ce que cherche un journaliste. À anticiper les angles, les questions sensibles, les raccourcis possibles. À poser une parole claire, à faible risque interprétatif, sans renoncer à la vérité ni à la nuance.
C’est aussi apprendre à reprendre l’initiative. À ne pas subir l’agenda médiatique, mais à proposer des sujets, des éclairages, des expertises qui méritent d’être portés dans l’espace public. À transformer une contrainte en opportunité. À passer du statut d’intervenant ponctuel à celui de référence.
Beaucoup de professionnels se disent : « À quoi bon le media training ? Ce n’est pas pour moi. Je maîtrise mon sujet. » C’est souvent vrai. Mais la maîtrise d’un domaine ne garantit pas la maîtrise de sa mise en récit médiatique. Or, c’est précisément cette mise en récit qui façonne l’image publique, la réputation, la crédibilité.
Le media training est rarement une fin en soi. Il est souvent la porte d’entrée vers une autre dynamique : une parole plus assumée, plus stratégique, plus audible. Une aventure professionnelle qui commence parfois par une simple interview… et qui peut aller beaucoup plus loin.
Chez Vox Legalis, le media training s’inscrit dans cette logique : partir du réel, du terrain, des situations vécues, pour construire une parole solide, apaisée et stratégique face aux médias. Préparez votre prochaine interview, non pas pour briller à tout prix mais pour être entendu, compris, et reconnu comme une source de confiance.



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